Natacha de Montmollin, non-voyante

Ma façon de voir ma cécité

On me dit souvent que le handicap de la vue doit être le handicap le plus difficile.
Avec le temps, je me suis rendue compte que ma cécité, je l’ai d’abord découverte, puis apprivoisée, mais qu’elle fait partie de moi, de ma personnalité. Je serais sûrement quelqu’un de différent sans mon handicap, je verrais les choses, la vie différemment.
Alors oui, je dois tenir compte de ma différence au quotidien, mais je l’ai transformée en richesse, pour qu’elle ne soit pas un poids à transporter, mais un atout grâce auquel je peux « voir » autrement.